Les versions d’août se répartissent nettement en deux groupes. Le premier supprime des angles morts : vous suivez un déploiement de firmware borne par borne, vous voyez les incidents rattachés à une station précise et ce que la plateforme vous coûte sur chaque site. Le second supprime des impasses : un budget d’entreprise épuisé en milieu de mois, un badge RFID que le compte local ne peut pas autoriser et un paiement par carte à rembourser en partie trouvent désormais une issue au lieu d’un refus.
À la une : les mises à jour automatiques du firmware, désormais pour tous les opérateurs
La gestion du firmware est l’une des tâches les moins visibles de l’exploitation d’un réseau de recharge. Vous envoyez une mise à jour à quelques centaines de bornes de recharge de trois fabricants, puis vous découvrez comment elle s’est déroulée en ouvrant les stations une par une pour lire les numéros de version.
Les enjeux
Les mises à jour automatiques du firmware et le suivi des déploiements sont désormais disponibles pour tous les opérateurs. Vous pouvez créer une automatisation, la cibler avec précision et suivre chaque borne depuis le moment où elle correspond aux critères jusqu’à la version qu’elle exécute au final. L’activation de la fonctionnalité n’envoie aucun firmware à elle seule : rien ne change sur votre réseau tant que vous ne décidez pas d’agir.
Fonctionnement
Vous choisissez une source et une version de firmware, puis vous affinez le périmètre avec des critères de déclenchement et d’exclusion. À mesure que vous sélectionnez fabricants, modèles et versions, chaque option indique combien de vos bornes correspondent. Vous connaissez ainsi l’ampleur d’un déploiement avant de l’enregistrer, et non après l’avoir lancé.
Le suivi se fait ensuite dans le panneau « Firmware update executions » : chronologie, borne, statut et version du firmware avant et après, avec les causes d’échec affichées directement dans la ligne. Deux informations jusqu’ici cachées apparaissent désormais. Les mises à jour réussies alors que la borne indique une autre version que celle visée s’affichent comme « Succeeded (different version) », et chaque automatisation conserve la liste de toutes les bornes qu’elle a ciblées, avec leur version actuelle et le nombre de tentatives effectuées. Les deux s’exportent en CSV.
Vos bénéfices
Un déploiement dont vous pouvez rendre compte. Au lieu de signaler à un fabricant que certains de ses équipements sont en échec, vous lui envoyez une liste avec le modèle, l’emplacement, la version du firmware et la cause exacte de l’échec pour chacun d’eux.
Vous voyez aussi les échecs dont vous ignoriez l’existence. Les bornes qui indiquent une autre version que celle envoyée sont celles qui restent discrètement sans correctif pendant des mois. Elles forment désormais un groupe que vous pouvez filtrer, et non une découverte faite lors d’un audit.
Facturation entreprise
La recharge continue quand une politique d’entreprise ne peut pas la couvrir. Lorsqu’une politique de facturation entreprise ne peut pas couvrir une session, la plateforme peut désormais la démarrer sur l’abonnement éligible du conducteur ou sur son moyen de paiement personnel par défaut, au lieu de la refuser. L’application mobile peut aussi indiquer pourquoi la facturation entreprise n’était pas disponible (plafond de dépenses atteint, politique inactive, type de borne ou pays non couvert par la politique, ou devise différente), au démarrage de la session comme lorsque le conducteur la consulte plus tard. Pour un employeur dont le budget mensuel est épuisé le 24, l’arrêt net devient un relais : le salarié continue de recharger et paie lui-même le reste, et personne n’appelle le support pour savoir pourquoi la carte a été refusée. Si le conducteur n’a aucun moyen de paiement éligible, aucune session n’est créée et la raison accompagne le message d’erreur standard, pour que l’appli l’invite à en ajouter un.
Factures partenaires B2B
L’édition de juillet présentait l’émission de factures partenaires directement depuis les rapports de règlement. Août complète le processus autour de cette fonction, là où se concentre l’essentiel du travail quotidien.
Des avoirs pour les factures partenaires. Un avoir annule intégralement une facture partenaire émise, reste lié à l’original pour l’audit et remet le rapport de règlement au statut « Ready to invoice » pour que vous puissiez émettre une facture corrigée. Les factures déjà marquées comme payées peuvent aussi faire l’objet d’un avoir, le remboursement ou le recouvrement étant réglé directement avec le partenaire. Vous pouvez émettre plusieurs avoirs à la fois depuis la liste des factures, et la plateforme vous signale tout ce qu’elle a ignoré.
L’autofacturation, pour les mois où vous devez de l’argent au partenaire. La facturation des partenaires fonctionne désormais dans les deux sens. Lorsque les revenus facturables dépassent les dépenses facturables, la plateforme émet une facture en autofacturation au nom du partenaire, avec le partenaire comme vendeur et votre organisation comme acheteur. C’est le cas des hôtes de site et du partage de revenus, lorsque la part d’un partenaire dépasse les déductions. Aucune nouvelle action à apprendre : l’action existante « Issue partner invoice » lit le solde et choisit le bon document.
Des factures qui parviennent au partenaire sans que vous les envoyiez. Activez les factures B2B dans les paramètres de notification d’un partenaire, et chaque nouvelle facture émise est envoyée à son contact de facturation avec le PDF en pièce jointe et un lien vers la facture. Les utilisateurs autorisés peuvent la renvoyer si nécessaire. Les utilisateurs partenaires peuvent désormais ouvrir, filtrer, exporter et télécharger leurs propres factures au lieu de vous en demander des copies. Les factures conservent aussi la période de facturation qu’elles couvrent : elle apparaît dans la liste, dans les exports et comme filtre, ce qui évite d’ouvrir le rapport de règlement pour retrouver l’objet d’une facture.
Paiements, factures, remboursements
Remboursez le montant réellement contesté. Les administrateurs peuvent désormais effectuer des remboursements partiels sur les paiements par carte Stripe et Worldline, et enregistrer plusieurs remboursements sur une même transaction jusqu’à son montant total initial, au lieu de choisir entre tout rembourser et ne rien rembourser. Le champ de remboursement est prérempli avec le montant encore disponible, les remboursements en attente comme finalisés sont déduits du solde restant, et un remboursement échoué libère son montant pour une nouvelle tentative. Chaque remboursement apparaît individuellement dans les écrans de remboursement, les exports et les notifications : une transaction avec trois remboursements partiels se lit comme trois événements, et non comme un total déroutant. Les remboursements doivent d’abord être activés pour votre prestataire de paiement, via « Refund allowed » pour Stripe ou « Allow refund processing » pour Worldline.
Le terminal de paiement ne demande plus la carte deux fois. Les deux volets de cette évolution sont sortis en août. La plateforme indique désormais à l’appli du terminal si un démarrage de recharge a déjà été autorisé lorsque le connecteur passe au statut « Preparing », et le parcours simplifié de l’écran de veille de l’appli permet alors au conducteur de poursuivre sans deuxième demande de carte. Les sessions qui nécessitent réellement une carte au terminal conservent le parcours existant, et si la plateforme ne peut pas rapprocher une autorisation de manière fiable, le conducteur est invité à présenter une carte comme avant.
Les paramètres de facturation des utilisateurs relèvent désormais de chaque opérateur. Montants de préautorisation, utilisation du solde, délais de grâce en post-paiement, stratégie de facturation, bons d’achat, informations de rechargement du solde et coordonnées bancaires sont passés d’une configuration commune à tout le tenant à la configuration propre de chaque opérateur. Les opérateurs qui partagent un tenant peuvent appliquer des devises, des politiques de facturation et des exigences réglementaires différentes sans se gêner, et la plateforme applique les paramètres de l’opérateur auquel appartient la recharge, l’achat, le tarif ou l’abonnement concerné. Les paramètres existants ont été recopiés : le comportement actuel reste inchangé.
Temps facturable et temps de grâce, visibles sur la session. Le détail de chaque session répartit désormais la durée en temps total, temps facturable et temps de grâce, séparément pour la recharge et pour l’occupation sans recharge lorsque les deux s’appliquent. Quand un conducteur conteste des frais d’occupation, la réponse figure dans la fiche de la session, et non dans un calcul que quelqu’un doit reconstituer.
Les informations du véhicule sur les reçus. Activer « Show vehicle » dans l’intégration de reçus électroniques intégrée ajoute les informations du véhicule aux reçus émis à partir de ce moment, qu’il s’agisse de reçus par session, par période ou d’abonnements en post-paiement. Les opérateurs de flotte et leurs équipes financières peuvent ainsi rattacher un coût de recharge à un véhicule précis sans croiser les exports de sessions.
Une alerte avant l’émission d’un bon d’un montant inhabituel. Le tableau de bord de l’opérateur signale désormais lorsqu’un bon d’achat, un code promo ou un rechargement de solde conducteur dépasse largement vos montants récents, lors de l’ajout à un solde, de la création de bons en masse et de la création ou modification de bons et de codes promo. L’alerte est indicative, un montant réellement élevé passe donc quand même, mais une virgule mal placée dans une série de bons est remise en question avant que l’argent ne soit dépensé, et non après.
Itinérance
Un partenaire d’itinérance peut autoriser une carte que votre propre compte ne peut pas autoriser. L’autorisation locale reste tentée en premier. Si elle échoue pour une raison liée à la carte, au compte, à la vérification, à un abonnement, à la facturation entreprise ou au moyen de paiement, des connexions d’itinérance sélectionnées peuvent désormais être sollicitées en temps réel pour autoriser cette même carte, et le premier partenaire qui accepte prend la session. Ces sessions deviennent des sessions en itinérance et suivent le règlement habituel de l’itinérance, au lieu d’être facturées à l’utilisateur local de la flotte. La fonction est désactivée par défaut et s’active connexion par connexion. Elle ne se déclenche volontairement pas lorsque la recharge est bloquée pour une raison d’exploitation, d’accès, de session ou de tarif : une borne que vous avez mise hors service reste hors service. Pour les flottes qui utilisent une seule carte sur plusieurs réseaux, et pour les opérateurs en pleine migration, c’est la différence entre un conducteur qui recharge et un conducteur qui vous appelle depuis la station.
Les identifiants de jeton d’itinérance sur chaque session. Les identifiants de jeton enregistrés lorsque le jeton d’un partenaire autorise une session sont désormais visibles session par session. Quand un partenaire vous interroge sur une recharge, vous pouvez la rapprocher de la carte physique ou de l’appli du conducteur au lieu de raisonner à partir des horodatages.
Un contrôle des durées dans les CDR d’itinérance. Une règle de validation des sessions, active par défaut, compare les durées indiquées dans un enregistrement détaillé de recharge (Charge Detail Record, CDR) en itinérance et signale la session lorsque le plus grand écart dépasse un seuil que vous fixez en minutes. Elle ignore les sessions qui offrent trop peu d’éléments de comparaison plutôt que de signaler sur des données insuffisantes : ce qu’elle remonte mérite donc d’être examiné avant de décider s’il faut continuer à facturer ou en discuter avec le partenaire.
Recharge : domicile, flottes, dépôts
Exiger l’authentification sur les bornes à domicile. Un nouveau paramètre opérateur bloque le démarrage automatique sans authentification sur toutes les bornes personnelles d’un opérateur, de sorte que chaque session y est rattachée à un utilisateur identifié. C’est surtout important dans les résidences partagées, où la facturation et le reporting d’un immeuble dépendent de l’identité de qui a rechargé. L’application mobile affiche désormais ce paramètre comme obligatoire, avec une explication, au lieu de laisser quelqu’un tenter de le modifier sans succès, pour les propriétaires de bornes comme pour les personnes invitées via le partage de borne. Les bornes publiques et privées ne sont pas concernées.
Des bornes à domicile qui s’activent d’elles-mêmes quand un résident les revendique. Avec l’activation automatique à la revendication, les bornes personnelles désactivées restent visibles dans le parcours d’auto-inscription de l’appli et deviennent actives dès qu’un résident en revendique une avec succès. C’est conçu pour les résidences neuves, où les bornes sont installées des mois avant l’arrivée des occupants et où chaque unité devrait sinon être activée à la main. Les bornes marquées hors service restent exclues du parcours, et l’attribution d’un propriétaire par un autre moyen, invitation au remboursement ou intégration, n’active rien.
AutoCharge pour les véhicules que personne n’a enregistrés à l’avance. Sur les bornes configurées pour autoriser la recharge sans authentification, un identifiant inconnu provenant d’un véhicule compatible AutoCharge peut désormais démarrer une session anonyme. Auparavant, il pouvait être refusé alors que d’autres identifiants inconnus étaient acceptés sur la même borne. Les dépôts en profitent le plus directement : les conducteurs rechargent sans que chaque véhicule soit d’abord enregistré, et les identifiants détectés par la plateforme apparaissent toujours dans les autorisations de véhicules, pour que vous voyiez ce qui a rechargé. Un identifiant enregistré mais suspendu reste bloqué.
Exploitation et supervision du réseau
Passer de la liste des sites à la carte sans refaire vos filtres. L’édition de juillet expliquait comment repérer sur la carte les sites en défaut et hors ligne. Voici l’autre moitié : une icône de carte à côté de « Filters » ouvre vos résultats actuels sur la carte, une icône de liste vous ramène, et les filtres communs aux deux vues sont conservés, y compris les défauts, les pertes de connexion et les filtres d’itinérance. Ce qui ne peut pas être conservé est retiré, avec une notification qui le précise. Filtrez ce qui demande votre attention, passez à la carte, sélectionnez une zone, exportez ce qu’elle contient, et un technicien a son itinéraire.
Les incidents sur la station à laquelle ils appartiennent. Les pages de détail des bornes et des ERVE (équipements de recharge pour véhicules électriques) comportent désormais un onglet « Issues », avec le nombre d’incidents actuellement ouverts. Examiner une station que vous soupçonnez déjà ne vous oblige plus à passer par la section « Issues » et à filtrer pour la retrouver.
Exporter les périodes d’indisponibilité. Les périodes d’indisponibilité s’exportent désormais depuis l’onglet « Downtime periods » d’une borne ou d’un ERVE, que vous sélectionniez quelques enregistrements ou toute la liste filtrée. Il faut pour cela l’autorisation d’export de l’ensemble « Downtime periods ». Si vous rendez compte de la disponibilité à un hôte de site ou à un organisme de financement, vous disposez ainsi des données sources et non d’un résumé.
Les frais de plateforme, borne par borne. Une nouvelle vue dans « Expenses » remplace chaque enregistrement de frais de plateforme cumulés par des enregistrements par borne, filtrables par borne, site et contrat partenaire, sans modifier les autres types de dépenses. Dans une discussion sur le partage de revenus avec un hôte de site, vous arrivez ainsi avec le coût du site concerné, et non avec un chiffre global du réseau à répartir sur le moment.
Conformité sur davantage de marchés
La facturation électronique pour un nouveau marché, sans attendre une version. Le connecteur Avalara de facturation électronique est désormais piloté par la configuration plutôt que par le code. Une obligation nationale s’active en associant une société Avalara, en créant une configuration d’obligation et en mappant ses champs, sans développement par pays, par obligation ou par type de document, et une seule intégration peut servir plusieurs obligations nationales en même temps. Le document que reçoit chaque administration fiscale est construit à partir d’un mappage de champs modifiable, et non d’un modèle écrit pour ce pays. KSeF en Pologne et SDI en Italie sont les deux premières obligations à fonctionner ainsi. Le connecteur réutilise les bases de facturation déjà en place, dont la génération UBL 2.1, le cycle de vie des documents fiscaux, la numérotation des factures, le mécanisme de nouvelle tentative et la vue de facturation électronique : l’exploitation reste familière à mesure que de nouveaux marchés s’ajoutent.
Dans l’appli mobile
Ce que l’écran de la borne indique au conducteur, de l’arrivée au reçu. Quatre mises à jour en août rendent la tarification lisible de bout en bout sur l’écran de la borne. Avant la recharge, les bornes OCPP (Open Charge Point Protocol) 2.0.1 prises en charge peuvent afficher un texte tarifaire que vous rédigez vous-même, depuis le nouveau champ « Price information » de l’onglet d’affichage du tarif, avec traductions et langue de repli. Pendant la session, les bornes compatibles affichent le coût en cours à côté de ce texte, ainsi que le détail des frais d’énergie, de durée, de connexion et d’occupation, et, sur les tarifs dynamiques pris en charge, le prochain prix et son heure d’application. À la fin, un récapitulatif final des coûts ; et sur les bornes OCPP 1.6 compatibles, une mise à jour supplémentaire sur les frais d’occupation lorsqu’une session se termine alors que le véhicule est encore branché, avec le délai de grâce restant et le tarif horaire d’occupation le cas échéant. C’est ce qui incite un conducteur à revenir déplacer sa voiture.
Un connecteur avec ou sans câble. Chaque connecteur affiché dans le détail d’un site indique désormais « Pre-cabled » ou « No cable », pour chaque type de connecteur dont la plateforme connaît le format, et les lecteurs d’écran l’annoncent. Cela répond, avant le trajet, à la question qui détermine si un conducteur peut utiliser une borne.
Les services dans les résultats de recherche. Les services configurés, comme le stationnement, les toilettes ou la restauration, apparaissent désormais sous forme de pastilles sur les fiches de sites dans les résultats à proximité et de recherche, ainsi que dans le détail du site, avec les mêmes icônes et libellés traduits que le filtre de services existant. Un conducteur qui compare trois sites voit lequel offre un endroit où patienter sans devoir les ouvrir un par un.
La suite
AMPECO publie des nouveautés chaque semaine, et cette édition met en avant les versions d’août qui méritent qu’on s’y attarde. Plusieurs évolutions suivent de près : une détection des pannes à l’échelle du site, qui vous indique qu’un site entier est hors service et pas seulement une borne, des totaux TTC dans les rapports de règlement et des champs personnalisés sur les sessions de recharge. Si vous utilisez déjà AMPECO, votre équipe de compte peut vous présenter chacune de ces nouveautés. Si vous évaluez la plateforme, réservez une démo pour la voir en action.